====== Différences ====== Ci-dessous, les différences entre deux révisions de la page.
Les deux révisions précédentes Révision précédente Prochaine révision | Révision précédente | ||
fr:objectifs [2015/04/12 22:06] 127.0.0.1 modification externe |
fr:objectifs [2015/04/13 08:21] (Version actuelle) webmaster |
||
---|---|---|---|
Ligne 5: | Ligne 5: | ||
<br/> | <br/> | ||
<br/> | <br/> | ||
- | <h2><span class="glyphicon glyphicon-record" aria-hidden="true"></span> Principaux objectifs</h2> | + | <h2><span class="glyphicon glyphicon-record" aria-hidden="true"></span> Contexte</h2> |
</html> | </html> | ||
Ligne 12: | Ligne 12: | ||
<WRAP group> | <WRAP group> | ||
<WRAP half column justify> | <WRAP half column justify> | ||
- | Currently, some 25 Cariban languages are still spoken, from central Brazil north through the three Guyanas, Venezuela, and Colombia. Venezuela is home to 10 of these Cariban languages: Japreria, Kapón (Akawayo), Kari’ña, Makushi, Mapoyo, Eñe’pa (Panare), Pemón (Arekuna, Kamarakoto, Taurepan), Yawarana, Ye’kwana/De’kwana and Yukpa. The Cariban languages of Venezuela are among the least described and (not coincidentally) most resistant to sub-classification within the family. Despite the lack of reliable published lexical data, Gildea (2003) proposed that a genetic unit called the Venezuelan Branch, containing 10 languages, could be identified on the basis of three phonological innovations, one lexical innovation, and seven grammatical innovations that were shared to varying degrees by only these languages, all spoken currently or historically in Venezuela. Many of these features were not attested in multiple languages, but we cannot know if some of the languages actually lack these features or if they have the features, as long as they have not been described in the necessary detail. | + | Actuellement, près de 25 langues caribes sont encore parlées, dans une zone s'étendant approximativement depuis le centre du Brésil, vers les trois Guyannes, le Venezuela et la Colombie. Dix de ces langues sont pratiquées au Venezuela : le japreria, le kapón (ou akawayo), le kari’ña, le makushi, le mapoyo, l'eñe’pa (ou panare), le pemón (ou arekuna, kamarakoto, taurepan), le yawarana, le ye’kwana/de’kwana et le yukpa. Les langues caribes du Venezuela sont parmi les moins bien décrites, et, par voie de conséquence, sont parmi les plus difficiles à classifier à l'intérieur de la famille. Malgré le manque de données lexicales solides publiées, Gildea (2003) a proposé qu'une unité génétique dénommée 'branche venezuelienne', composée de 10 langues, soit identifiée sur la base de trois innovations phonologiques, une innovation lexicale et sept innovations grammaticales qui sont partagées, à différent degrés, seulement par ces langues parlées actuellement et historiquement au Venezuela. Un certain nombre de ces caractéristiques n'ont pas été observées dans plusieurs langues à la fois, sans qu'il soit possible de préjuger de leur existence ou de leur absence, dans la mesure où ces langues n'ont pas été décrites suffisamment en détail. |
</WRAP> | </WRAP> | ||
<WRAP half column justify> | <WRAP half column justify> | ||
- | Actuellement, près de 25 langues sont encore parlées, dans une zone couvrant approximativement le nord du Brésil, les trois Guyanne, le Venezuela et la Colombie. Dix de ces langues sont pratiquées au Venezuela : le japreria, le kapón (ou akawayo), le kari’ña, le makushi, le mapoyo, l'eñe’pa (ou panare), le pemón (ou arekuna, kamarakoto, taurepan), le yawarana, le ye’kwana/de’kwana et le yukpa. Les langues caribes du Venezuela sont parmi les moins bien décrites, et, par voie de conséquence, sont parmi les plus difficiles à classifier dans cette famille de langues. Malgré le manque de données lexicales publiées, Gildea (2003) a proposé qu'une unité génétique dénommée 'branche venezuelienne', composée de 10 langues, soit identifiée sur les bases de 3 particularités phonologiques, une particularité lexicale et 7 particularités grammaticales qui sont partagées, à différent degrés, par ces seules langues parlées actuellement et historiquement au Venezuela. Un certain nombre de ces caractéristiques n'ont pas été observées dans plusieurs de ces langues, sans qu'il ne soit possible de préjuger de leur existence ou de leur absence, dans la mesure où ces langues n'ont pas été décrites suffisamment en détail. | + | Mattéi-Muller (2002, 2003) a immédiatement testé les propositions de Gildea à la lumière de données non-publiées qu'elle avait collectées par du travail de terrain sur nombre de ces langues. Elle a ainsi contribué a apporter des modifications à ces hypothèses, agrégeant deux nouvelles langues à cet ensemble, et plaidant pour l'exclusion du Ye'kwana, ce qui réduisait à neuf le nombre de langues de la branche. Depuis lors, la seule nouvelle évaluation de cette hypothèse provient du Ye'kwana, langue pour laquelle Cáceres (2011) a montré qu'elle partage non un seul, mais cinq des critères de classification dans la 'branche venezuelienne'. Ces découvertes contribuent à bousculer la façon de concevoir la branche vénézuélienne, soulignant l'importance du travail descriptif dans les autres langues caribes du Venezuela, et, plus encore, elles témoignent de l'urgence de constituer un groupe collaboratif de linguistes travaillant actuellement sur des projets de description. |
- | </WRAP> | + | |
- | </WRAP> | + | |
- | + | ||
- | <WRAP group> | + | |
- | <WRAP half column justify> | + | |
- | Mattéi-Muller (2002, 2003) responded immediately, testing Gildea’s proposal against additional data from unpublished field work she had done with several of these languages. She contributed some revisions to the hypothesis, adding two more languages to the core group of the branch and arguing for the exclusion of Ye’kwana, leaving nine languages inside the branch. Since that time, further testing of the hypothesis has only been carried out for Ye’kwana, for which Cáceres (2011) found that, instead of sharing just one just one of the 11 pertinent criteria for classification in the Venezuelan Branch, Ye'kwana shares five. These findings shake up the picture regarding the Venezuelan Branch, illustrating the importance of direct descriptive work on the remaining Cariban languages of Venezuela, and hence, the importance of gathering a collaborative group of linguists who are currently working on descriptive projects. | + | |
- | </WRAP> | + | |
- | <WRAP half column justify> | + | |
- | Mattéi-Muller (2002, 2003) a immédiatement testé les proposition de Gildea à la lumière de données qu'elle avait collecté, mais qu'elle n'avait pas publié, au cours d'un travail de terrain sur nombre de ces langues. Elle a ainsi contribué a apporter des modifications à ces hypothèses, agrégeant 2 nouvelles langues à cet ensemble, et plaidant pour l'exclusion du Ye'kwana, ce qui réduisait à 9 le nombre de langues de la branche. Depuis lors, les seules mises à l'épreuve de cette hypothèse proviennent du Ye'kwana, langue pour laquelle Cáceres (2011) a découvert qu'elle partage non un seul, mais 5 des critères de la 'branche venezuelienne'. Si ces découvertes contribuent à bousculer ce modèle, elles soulignent l'importance du travail descriptif dans les autres langues caribes du Venezuela, et, plus encore, elles témoignent de l'urgence de constituer un groupe de linguistes travaillant actuellement sur de tels projets. | + | |
</WRAP> | </WRAP> | ||
</WRAP> | </WRAP> | ||
Ligne 37: | Ligne 28: | ||
<WRAP group> | <WRAP group> | ||
<WRAP half column justify> | <WRAP half column justify> | ||
- | We take two days for each participant to give a talk (in Spanish preferably but French, Portuguese or English work too), on some aspect of lexicon or morphosyntax in the language(s) they work on. For the remaining three days, we will conduct a series of comparative Cariban workshops (in Spanish), focusing first on lexicon, then morphosyntax, and then on the Toolbox program, which makes it easier to analyze (i.e. gloss and tag) and find language examples. | + | Au cours de cette conférence, deux journées seront consacrés aux présentations des participants sur certains aspects du lexique, de la morphosyntaxe ou de la documentation ou revitalisation des langues sur lesquelles ils travaillent. Ces présentations se dérouleront en espagnol, de préférence, mais également en français, en portugais ou en anglais si nécessaire. |
</WRAP> | </WRAP> | ||
- | |||
<WRAP half column justify> | <WRAP half column justify> | ||
- | Au cours de cette conférence, 2 journées seront consacrés aux présentations des participants sur certains aspects du lexique ou de la morphosyntaxe des langues sur lesquelles ils travaillent. Ces présentations se dérouleront en espagnol, de préférence, mais également en français, en portugais ou en anglais si nécessaire. | + | Les trois jours restant seront employés à des ateliers de linguistique comparative caribe (en espagnol). Lesdits ateliers seront centrés sur l'analyse du lexique puis de la morphosyntaxe, puis seront consacrés à des outils informatiques pour l'analyse de données textuelles et comparatives. |
- | Les 3 jours restant seront employés à des ateliers comparatifs des langues caribes (en espagnol). Lesdits ateliers seront centrés sur l'analyse du lexique puis de la morphosyntaxe, puis seront consacrés à la pratique du logiciel Toolbox, qui rend le travail d'analyse (comme le glosage et l'identification) et de recherche d'exemples plus aisé. | + | |
</WRAP> | </WRAP> | ||
</WRAP> | </WRAP> |